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Newsletter MPI : Oct. 2020

Pas de côté



Sylvie Brunel, écrivain, géographe, professeur à Sorbonne Université



« Il est bon de combattre cette croyance de l'existence d'un optimum qu’il ne faudrait plus modifier. »


La géographe, écrivain et professeur, en appelle à résister aux forces du « déclinisme. »
Sylvie Brunel met l’accent sur la nécessité de remettre en cause certains à-priori qui pénalisent l’exploitation vertueuse des minéraux pour l’industrie. Selon elle, il faut en premier lieu combattre la croyance en l’existence d’un optimum qu'il ne faudrait plus modifier. Les sociétés humaines ont une capacité amélioratrice et beaucoup de nos plus précieux paysages actuels  sont des héritages, le résultat d’aménagements humains passés. C’est cette trajectoire que devrait poursuivre le secteur des minéraux pour l’industrie en y intégrant toujours davantage les défis de l’avenir en terme d’écologie et de développement durable.

Les secteurs productifs de manière générale, l’agriculture, l’énergie, les minéraux, ont tendance aujourd’hui à attirer des critiques systématiques. Il faut tenir compte de cette contestation sociétale. Mais il s’agit aussi de renverser ces à-priori véhiculés par des esprits nourris de catastrophisme et de « collapsologie ». Avec ce paradoxe, à souligner, que les plus critiques consomment eux aussi les matériaux que l’industrie des minéraux produit, via par exemple les téléphones portables et toute l'économie digitale.

Les minéraux pour l’industrie et les nombreuses ressources qu’ils représentent forment un domaine du quotidien, au cœur de différents défis pour l’avenir. En leur redonnant l’importance qu’ils méritent, on redécouvre l’industrie, et les hommes qui en assurent la gestion et l’exploitation.


Le progrès par la connaissance
Il faut refuser cette vision d'une trajectoire qui nous mènerait au désastre. La géographie s’appuie sur la conviction des capacités amélioratrices des sociétés humaines. De tous temps, il a fallu trouver des réponses aux défis qui se présentaient, et plus le niveau de connaissance augmente, capitalisé d'une génération à l'autre, plus les capacités de réponses progressent.

« les plus critiques consomment eux aussi les matériaux que l’industrie des minéraux produit, via par exemple les téléphones portables, le numérique, l'économie digitale.»


En soi la notion d'épuisement des ressources n’a pas tellement de sens. Le pic pétrolier n'a cessé de reculer. Surtout, en géographie, on considère que les ressources ne « sont » pas, mais qu’elles « deviennent ». Elles ne constituent pas un stock déterminé, mais un flux qui dépend des capacités technologiques et des progrès. Toute ressource est virtuelle tant qu'on ne maîtrise pas la technologie pour la valoriser. C'est ce que le secteur des minéraux expérimente en permanence.


Paysages évolutifs
Il est souhaitable aussi de combattre cette idée de l’existence d’un optimum qui ne devrait plus être modifié. Le géographe Paul Pélissier disait que, dans une savane en Afrique, il fallait voir, plutôt qu’un espace sauvage, un parc dont les arbres ont été sélectionnés au fil du temps par des sociétés agraires.

« La chaux a permis de transformer cette partie de la Champagne autrefois qualifiée de « pouilleuse » en grand pôle nourricier. »


De même la Camargue est un polder agri-industriel. Sans les riziculteurs, il n' y aurait pas de terre désalinisée pour les taureaux et les chevaux. Sans les salins, pas de flamants roses. Aujourd'hui, tout cela est remis en question au nom d'une vision idéalisée de la nature. Or, beaucoup de nos paysages considérés comme naturels ne sont que des héritages, le résultat de transformations et d’aménagements passés. On ne compte pas les carrières bien réaménagées, transformées en sites de biodiversité mais aussi de culture ou d’agrément. Le parc des Buttes Chaumont à Paris en est un exemple emblématique. Les anciens « chauves monts » où ne poussait rien, mais riches en gypse qui irait alimenter les chantiers de l’ère Haussmann, sont finalement devenus l’un des espaces verts les plus réputés de la capitale.

Les minéraux déploient aussi une capacité transformatrice à travers leur utilisation. La chaux a permis de faire évoluer cette partie de la Champagne autrefois qualifiée de « pouilleuse » en Champagne crayeuse, aujourd'hui un grand pôle nourricier riche en innovations.


La double interaction entre l’homme et son environnement. 
Le développement durable impose de préserver mais aussi de produire et de répartir. On a désormais tendance à ne plus voir la double interaction entre l’homme et son environnement. L’environnement, c’est le cercle, le cadre de vie, qui influence les sociétés humaines, mais que celles-ci influencent en retour. Les industries des minéraux ont cet honneur, ce privilège de figurer parmi les acteurs qui ont le pouvoir de changer le monde.





Lieu de l’évènement  

 
Ministère de la Transition
écologique et solidaire,
Tour Séquoïa (Auditorium)



Tour Sequoïa,
1 Place Carpeaux,
92800 Puteaux

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Entrée et accueil de visiteurs
(à la sortie du CNIT, près du Pouce de César)


Accès en transport en commun
http://www.ladefense.fr/fr/sous-home/plans-et-acces

Accès en voiture
http://www.ladefense.fr/fr/se-reperer/voiture











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Laurence Patourel

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